01/01/2008

HOUX ET GUI POUR SOUHAITER L'AN NEUF.

Pour accueillir vos invités, accrochez une couronne de houx sur la porte d'entrée.  Achetez chez un fleuriste, une couronne de mousse, ou un bloc d'oasis.  A l'aide d'un fin treillis, donnez au bloc la forme d'une couronne.  Piquez dans la mousse quelques petites branches de sapin, garnissez de branches de houx, de quelques boules de Noël, nouez un joli ruban rouge et suspendez le tout.

LE GUI

Le gui...Voilà bien une plante que nous regardons toujours de travers.

Avec sa forme globuleuse, presque sculpturale, resultat d'une ramure régulièrement divisée, nous côtoyons le gui partout dans nos contrées, et nous sentons bien que son mode de vie le distingue de tous.  Ni parasite (car il se nourrirait alors entièrement aux dépends de son hôte), ni "saprophyte" (son hôte ne serait qu'un support passif), le gui, encore plus malin, est un hémi-parasite.  Voilà pourquoi il est toujours vert, puisque ses parties aériennes chlorophylliennes le nourrissent un peu, mais il suce quand même la sève de son hôte malheureux grâce à de solides suçoirs implantés dans les tissus qui le supportent.

Sa reproduction est par contre classique : il fleurit certes discrètement au printemps, puis forme des fruits visqueux, blanc nacré, qui s'accrochent aux branches inférieures et surtout au bec des oiseaux.  Il se propage ainsi astucieusement.  Son nom, si l'on peut dire, lui colle à la peau : Viscum.

Viscum album, est le plus répandu chez nous.  C'est "le" gui.  On le trouve non seulement sur le pommier et le peuplier, mais aussi le frêne et divers pins et saules.  Les vaches en raffolent, mais n'ont pas le cou assez long (ça viendra peut-être..) pour en débarrasser les pommiers qui en souffrent beaucoup.

Et le chêne dans tout ça, une légende ????

DU TEMPS DES DRUIDES.

Eh bien non, car le gui l'attaque, mais rarement.  Ce qui explique peut-être sa vénération par les anciens de l'Europe septentrionale, qui lui accordaient des propriétés magiques.  Les druides (d'ailleurs du grec drus-chêne) portaient au couple gui-chêne une vénération unique.  Vêtu d'une tunique blanche, le druide montait au chêne et coupait avec une serpe d'or la boule de gui.  On la recevait sur un linge pur, afin qu'il ne soit pas souillé à terre.

Mais ce n'est pas tout : la cérémonie se doublait d'un sacrifice rituel on immolait deux taureaux blancs et les druides adressaient aux dieux leurs imprécations et autres demandes de clémence.

Aujourd'hui mis en valeur pour les fêtes de fin d'année, ses propriétés magiques demeurent ! En de nombreux endroits, on le pend à la porte d'entrée pour protéger la maison et apporter à la maisonnée des bienfaits pour toute l'année.

Mais en passant, gare aux fruits en quittant vos hôtes après les fêtes, le gui est vraiment une plante très attachante...

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14:57 Écrit par Badette dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : gui, houx, histoire |  Facebook |

Commentaires

Merci de toutes tes visites et de tes coms Badette! Je transmets tes voeux à maman et je te fais 4 bises (à la bretonne) pour 2008!

Écrit par : Kristin | 01/01/2008

Encore un super article, merci du temps que vous prenez

Écrit par : BelExterieur | 13/02/2015

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